Voici le premier rapport de nos deux agents. Il est ici pour vous prouver leur efficacité incomparable.
Mission :
Neutraliser un Lycée/Prison.
Récit :
Pour cette première mission, l'agent PooP et moi-même, NN, étions très anxieuse.
C'était notre première mission, et pas des moindres. Nous devions neutraliser le
proviseur du lycée le plus strict de France.
Nous nous faisions passer pour de simples adolescentes qui avaient déménagés. Nous avions pris les pseudos de Lise et Mylène. Mais dès notre arrivée, nous avons vu que rien ne se passerait comme nous l'avions prévu. Tout d'abord, nous n'étions pas dans la même classe malgré nos demandes.
Ensuite, personne n'était comme nous l'avions imaginé. A commencé par le proviseur qui était en réalité une femme. Rapidement, nous avons cerné le personnage et nous avons comprit qu'elle se supporterait pas le moindre écart de la part des élèves et des enseignants. Les professeurs étaient tous vieux et adepte des méthodes d'antan. Quant aux surveillants, ce n'étaient pas les jeunes étudiants de fac que nous avions imaginé, mais des hommes dans le même genre que les professeurs. Mais ce qui nous a le plus surprit, c'étaient les élèves. Tous des bourgeois premiers de la classe aux cheveux courts et lissés ou attachés impeccablement. Effrayant.
PooP et moi avions étudiés le règlement la veille et avions décidé de nous en prendre au premier article durant la semaine. Je cite « L'uniforme est obligatoire. Toute personne l'oubliant ou tentant de déroger à cette règle sera immédiatement sanctionnée ».
Nous avions décidé que petit à petit, nous apporterions nos modifications personnelles à cet uniforme. Mais pour le premier jour, nous voulions faire un repérage des lieux. Ainsi, le matin, nous nous sommes dirigées ensemble vers un pion pour lui demander de nous indiquer nos salles respectives car nous étions nouvelles et nous ne connaissions rien au bâtiment. Il nous a montré très sèchement où se rendre.
Lorsque la cloche sonna, nous nous séparâmes. La journée se déroula sans encombre et le soir, dans notre chambre à l'internat, nous avons fait le point. Nous avions les mêmes professeurs et nos classes étaient faites d'élèves coincés et fayots. Nous avons alors décidé de mettre en marche le plan sabotage d'uniforme. Nous avions acheté des têtes de morts à mettre sur les vêtements. Nous nous empressâmes de les coller au bas de notre jupe en riant en imaginant la tête des surveillants.
Le lendemain, nous ne fûmes pas déçues. Immédiatement, on remarqua cela et nous demanda de l'enlever. Nous refusâmes prétextant l'appartenance à une secte qui nous contraignait
à avoir toujours un crâne sur nous.
Voici le dialogue avec le pion :
Su : Mesdemoiselles, quel est cet accoutrement ?
NN : De quoi voulez-vous parler monsieur ?
Su : Ce... ce crâne !
PooP : Oh, cela. C'est un signe que nous devons porter chaque jour sur nous.
Su : Et pourquoi ?
NN : Nous appartenons à une secte particulièrement fermée et inconnue. Nous vouons un culte
aux ossements des morts, seule preuve de leur présence sur Terre.
Su : Cela n'est point une raison.
PooP : Malheureusement, si nous ne portons pas ce signe, nous nous faisons battre,
comprenez nous...
Su : Bien, ça ira pour cette fois.
Nous partîmes hilares. Premier objectif accomplie.
Le lendemain, nous arrivâmes avec des boots énormes en cuir.
On nous colla d'office le dimanche après-midi pendant quatre heures.
Durant la semaine, nous arrivâmes avec toujours plus d'accessoires, et nous finîmes
par être collé tout le week-end pour notre plus grand bonheur
(c'était, en effet, les meilleurs heures de toute la semaine !).
Le pauvre malheureux qui allait nous garder allait avoir du fil à retordre.
Lorsque le samedi arriva, nous étions installés en parfaites tenues de cuir très moulantes
et provocatrice face à... la principale !
Nous fûmes heureuses en voyant que c'était elle.
Elle manqua de s'arracher les cheveux en voyant cela.
Pr : Allez vous changer immédiatement !
NN : Impossible (avec l'accent Anglais s'il vous plaît !)
PooP : Tu parles trop bien anglais !
NN : Je sais. Je m'épates moi-même.
PooP : Quoi ? Tu manges des pâtes ?
NN : Pauvre quiche !
PooP : Des quiches maintenant ?Arrêtes tes salades ou je te met une pèche en pleine poire !
/ Gros fous rire et étranglement de rage de la directrice. /
Pr : Arrêtez d'agir comme cela ! Continuez comme cela et vous serez renvoyés comme cela !
PooP et NN : Comme cela ?
/ Re-gros fous rire, même réaction de l'ennemie. /
Pr : Cela suffit !
NN : Excusez nous madame, mais enfant, vous n'étiez pas battu par vos parents ?
PooP : Car votre comportement est identique à celui d'une personne refermée à cause de chocs causés pendant son enfance...
NN : Car voyez-vous, les personnes ayant subis des maltraitances ont souvent besoin de relancer leur douleur sur les autres...
PooP : Et vous les faites souffrir autant que vous...
NN : Notamment par ce règlement stupide...
PooP : Et sans sens réel...
NN : Si vous le changiez, vous ne feriez que recevoir de l'estime de vos élèves...
PooP : Et vous apparaitriez ainsi comme une principale pleine de compréhension.
NN : D'ailleurs, nous avons déjà rédigé notre propre règlement ainsi que la liste des nouveaux surveillants et professeurs à engager. Tout est sur ce bureau.
PooP : Nous allons vous laisser réfléchir à cela.
Nous partîmes sans qu'elle essaye de nous retenir.
Le lundi matin, elle annonçait des réformes et sa démission.
Notre mission avait été un franc succès en un temps très cours !